Article OUEST FRANCE du 10 novembre 2010

Le bridge, un produit d’entretien pour méninges

mercredi 10 novembre 2010

  • Il n'y a pas d'âge pour jouer « au roi des jeux de cartes » ! Le président du bridge-club vannetais, Georges Soubirous (ici de face avec une chemise à carreaux), et tous les membres n'attendent qu'une chose : vous le démontrer.
        • Il n’y a pas d’âge pour jouer « au roi des jeux de cartes » ! Le président du bridge-club vannetais, Georges Soubirous (ici de face avec une chemise à carreaux), et tous les membres n’attendent qu’une chose : vous le démontrer.

Le club sportif du mercredi. Pour faire marcher sa caboche, rien de tel qu’une partie de cartes. Le bridge-club vannetais vous invite autour de ses tables.

Reportage

Le bridge ? C’est pour les « vieux » ! Et puis d’ailleurs, ce n’est pas un sport… Laissez donc vos préjugés aux vestiaires, vous risqueriez d’être surpris ! Avec ses 362 licenciés, le bridge-club vannetais fait figure de référence régionale, en étant, tout bonnement, la plus grande structure de Bretagne.

Georges Soubirous, le président, relativise toutefois en la jouant modeste. « Si les deux clubs rennais ne formaient qu’un, ils seraient largement devant nous. »

« C’est le jeu le plus intéressant »

Au pays des jeux de cartes, pour tous les pratiquants, « le bridge est roi », comme le disent en choeur Jules Chaudet et Bernard Gaudron, membres du BCV depuis des lustres.

Et le tarot alors ou encore la belote ? Jules Chaudet abat le premier atout : « Le bridge est un sport de l’esprit. D’un point de vue tactique, c’est le jeu le plus élaboré. » Yves Roget, arbitre coordinateur qui ne joue jamais sans sa femme Yvonne, le suit : « Il faut de la logique, de la réflexion, de la déduction… »

Bernard Gaudron surenchérit : « Le bridge vous oblige à vous triturer les méninges. Ce n’est pas un produit miracle, mais il a un effet retardateur sur la dégénérescence du cerveau et donc la maladie d’Alzheimer. »

Georges Soubirous conclut et ramasse le pli : « C’est le jeu le plus intéressant, le plus travaillé, le plus intellectuel. Tout le système qui tourne autour est assez élaboré. Il y a plus de finesse. »

Tournois tous les jours

Faire de nouveaux adeptes n’est pas chose aisée. Les étudiants font partie des cibles privilégiées, comme l’explique Georges Soubirous : « Nous cherchons un relais dans les facultés, pour ceux que ça intéresse. Nous sommes disposés à nous adapter, en organisant par exemple des tournois courts de deux heures avec une inscription à 2. C’est moins cher qu’un ciné ! Pour ceux qui voudraient créer une session bridge, nous pouvons leur donner un coup de main et leur prêter du matériel. »

Apprendre le bridge prend « environ deux-trois mois minimum, » selon Jules Chaudet. Et avec des tournois organisés tous les jours au siège du BCV, les occasions de s’étalonner sont quasi illimitées. Un peu d’exercice cérébral n’a jamais fait de mal, que l’on soit jeune ou moins jeune…

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